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En passant

Gestuelle et langage corporel : l’art oratoire doit être un art du « Corps » et de « l’Esprit »

de Gaulle Art oratoire grand orateur
Le général de Gaulle les bras levés, ou le V vivant de la Victoire !

Tout orateur devrait faire sienne la devise Mens sana in corpore sano, ou « Un esprit sain dans un corps sain » :

Une bonne formation en art oratoire se doit d’être à la fois intellectuelle (un esprit sain…) et physique (…dans un corps sain). L’art de la parole est en effet un art complet : du moindre mouvement du corps et du visage jusqu’aux ressources infinies du langage, toutes les capacités de l’orateur sont sollicitées.

Pourtant, dans la rhétorique classique notamment, « l’esprit » est clairement privilégié par rapport au « corps », quand ce dernier n’est pas tout simplement dénigré…

Certes, l’intelligence et la culture sont toujours les meilleures bases pour produire de bons discours, et le respect des règles de la logique dans l’argumentation demeure la marque première d’un exposé de qualité. Mais maîtriser son sujet ou avoir de bonnes idées ne suffit pas à captiver un auditoire. Encore faut-il trouver le bon geste pour appuyer son propos, savoir jouer de son regard, sourire ou grimacer, s’adapter aux réactions du public, occuper l’espace, manier des objets, s’exprimer avec force et clarté sans s’essouffler, tenir dans la durée…

Parler face à une assemblée devient vite un sport de réflexes et d’endurance. Les plus grands orateurs ne sont pas que de purs esprits, ils ont aussi une aptitude particulière à mettre en scène leur corps tout entier et l’animent pour donner vie à leur pensée.

Un De Gaulle, un Martin Luther King ou un Winston Churchill ont certes connu le succès par la haute âme qu’ils révélaient dans leurs discours ; ils étaient surtout capables de transmettre des émotions par leurs mouvements, comme des vibrations maîtrisées, et faisaient trembler la foule par répercussion, comme une onde de choc.

La parole doit être un procédé d’action totale. Pour être combatif dans ses propos, il faut être soi-même actif.

Quand vous préparez un discours, ne vous concentrez pas uniquement sur le texte de ce discours ! Ne vous concentrez pas uniquement sur la cohérence des idées, de l’argumentation, mais travaillez également votre habilité, votre aisance à vous mouvoir, à bouger. Ne vous concentrez pas uniquement sur les mots à employer, mais efforcez-vous d’en illustrer, d’en accompagner, d’en dessiner certains avec un geste adapté.

Communiquez avec votre corps. Avec votre visage, vos bras, vos mains. Essayez d’associer chaque idée à une émotion, et cherchez à les vivre !

Les gestes qui vont vers le haut sont généralement perçus comme positifs (lever les bras au ciel comme un vainqueur, tel de Gaulle sur la photo ci-dessus par exemple !). A l’inverse, les gestes vers le bas sont perçus comme négatifs, une façon de s’écraser ou d’éccraser l’autre… Lors d’un discours ou d’un débat politique, utilisez donc les gestes qui vont vers le bas uniquement pour parler du camp adverse, de vos opposants ou concurrents…

Cela dit, avant de chercher le bon geste, apprenez à n’en faire aucun :

En position debout, laissez tomber vos bras, détendus le long du corps (si vous êtes assis : laissez-les posés ouverts sur la table). C’est en commençant par avoir les bras détendus que vous aurez ensuite des gestes spontanés.


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En passant

5 astuces pour réagir (même si vous ne savez pas quoi dire !)

Lors d’un diner on vous passe soudain la parole pour porter un toast, dire un mot ou répondre à une question innatendue… Que dire ? Comment réagir ?

La prise de parole en public est toujours un exercice périlleux.

Quand il s’agit d’une intervention programmée à l’avance, il est cependant possible – et même nécessaire – de se préparer en conséquence.

Mais l’exercice devient des plus difficiles lorsqu’il s’agit d’une prise de parole impromptue.

Vous ne vous y attendez pas et ça vous tombe dessus :

  • On vous passe la parole à la suite d’une allocution (par exemple lors d’un diner, pour porter un toast…)
  • On vous annonce que vous devez intervenir dans quelques minutes (changement de programme intempestif, visite surprise de clients, de responsables, d’inspecteurs ou de supérieurs hiérarchiques…)
  • On vous interpelle personnellement lors d’un événement (invitation d’un membre de l’auditoire à monter sur scène, ou bien vous êtes connu par le conférencier ou les organisateurs et votre présence vient d’être remarquée)…

Bref, les situations d’une prise de parole impromptue peuvent être très différentes, mais demeurent toutes embarrassantes. Alors, comment réagir dans ces cas là ?

En situation d’urgence, voici ma méthode pour surmonter le stress ou l’affolement face à l’imprévu et me tirer de ce mauvais pas.

Je l’ai appelée « l’astuce des 5 ‘S’ », vous allez comprendre pourquoi :

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1 – Souffle

Tout d’abord, la surprise peut vous couper le souffle – manifestation fréquente d’une forme d’angoisse. Ne retenez donc pas votre respiration, ne la gardez pas bloquée. Au contraire, efforcez-vous de souffler longuement, et d’inspirer profondément.

Tout en vous concentrant sur votre respiration, pensez à ce que vous allez dire.

Commencez à parler lorsque vous avez retrouvé un rythme régulier. Si vous manquez trop d’oxygène, vous ne pourrez même pas faire sortir un son !

2 – Secondes

Combien de temps vous faudra-t-il pour retrouver votre souffle et recentrer vos idées ? Dans ce genre de situation, si tous les regards sont braqués sur vous et paraissent attendre une réponse, chaque seconde peut sembler une éternité…

Et plus vous sentirez le temps passer et plus vous vous affolerez !

En réalité, il n’y a que vous qui éprouvez cette désagréable impression que le temps s’étire, précisément à cause de votre stress ou affolement. Pour les autres, chaque seconde reste une seconde, aussi brève et négligeable.

Prenez donc votre temps. Dix, quinze, vingt secondes peuvent s’écouler sans que personne ne s’en inquiète ou s’impatiente. Tandis que cette poignée de grains de sable se révélera largement suffisante pour vous permettre de poser votre souffle et préparer la suite.

3 – Scénario

Que dire, mais aussi et surtout : comment le dire ?

Évitez de chercher des idées trop complexes, ou de vous exprimer de façon trop abstraite. Les gens préfèrent le concret, et se captivent toujours plus pour les histoires, surtout quand ils peuvent s’identifier aux personnages. C’est le principe du storytelling (et tiens, ça commence aussi par un S !).

Racontez une histoire. Les enfants adorent qu’on leur raconte des histoires, et nous sommes tous de grands enfants. Trouvez un scénario. Puisez dans vos souvenirs ou parmi les anecdotes que vous avez déjà entendues.

N’hésitez pas à romancer, même largement. Brodez en donnant des détails, précisez les couleurs, les formes, les longueurs, les bruits, les saveurs… Faites des comparaisons. Décrivez des choses physiques, des visages… Rajoutez-en si besoin, n’ayez pas peur d’exagérez ! (il ne faut pas trop en faire, certes, mais on en fait souvent bien moins que ce que l’on pense…)

Vous réveillerez ainsi le spectateur éternel enfoui en tout un chacun, cette part d’enfance qui subsiste en nous et ne demande qu’à être bercées de belles histoires…

4 – Sensations

Cependant, si le stress est tel que vous n’arrivez toujours pas à démarrer, que vous ne trouvez rien à raconter tandis que les secondes continuent de défiler et que le trac vous envahit tout entier, alors : parlez quand même.

Décrivez vos sensations. Expliquez ce que vous ressentez. Par exemple, commencez en disant, même tremblant ou hésitant :

« Bonjour… Je n’ai pas l’habitude de m’exprimer face à une telle assemblée… Je suis intimidé… Je sens mon cœur battre très fort… Je sens mes mains trembler… J’ai l’impression d’avoir une boule à l’estomac… Ma poitrine est comme écrasée… C’est vraiment impressionnant de parler devant autant de monde… »

Et puis : « Je commence à m’habituer… Je sens que ça va mieux… »

Se concentrer sur ses propres sensations est très utile, surtout dans les cas où l’on ne sait vraiment pas quoi dire : face à une personne qui vient de perdre un proche par exemple, ou face à un agent de police particulièrement intimidant…

De la sorte, vous pouvez susciter une certaine sympathie en révélant votre timidité naturelle, profondément humaine.

Vous donnez à vos propos un ton « vrai », authentique, et de ce fait vous établissez un lien de communication plus fort, basé sur l’émotion, par-delà les arguments et les idées.

Surtout, ces premiers mots permettent de véritablement vous lancer. La difficulté principale, dans la prise de parole en public, est de commencer à parler. Mais quand on a démarré, on gagne de l’assurance, les mots se mettent à couler, et on finit même par prendre du plaisir à s’exprimer !

5 – et… Silence

Il ne faut toutefois pas abuser de la technique des sensations. Si vous en faites trop, on ne vous croira pas. Certains vous soupçonnerons même d’essayer de manipuler le public.

Gardez donc une certaine réserve et, si vraiment vous ne trouvez strictement rien à dire : gardez le silence !

Le silence est un moyen de s’exprimer autant que les mots, et, selon les situations, permet bien souvent des sous-entendus plus lourds encore (si on vous interpelle violemment par exemple, ou si on vous pose une question volontairement provocante, ou encore si on vous introduit par une moquerie, etc.).

Restez silencieux, mais ne vous écrasez pas pour autant, ne détournez pas votre regard, concentrez-vous sur celui de votre interlocuteur (ou faites face à l’auditoire), ne souriez pas d’un air bête ou gêné, conservez au contraire une mine sérieuse, et patientez.

* * *

Et vous, quelles sont vos techniques ou astuces pour réagir lorsque vous devez prendre la parole à l’improviste ?

Vous souvenez-vous de vos pires moment de trac, et comment vous vous en êtes sorti ? ou pas…
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En passant

Avant un oral, attention à votre alimentation !

Évitez de manger trop gras ! Ceci n’est pas un message du Ministère de la santé…

Les orateurs gagneraient à se préparer comme les sportifs de haut niveau.

Les sportifs suivent un régime spécifique en fonction de leurs entraînements et des compétitions. Par exemple, les coureurs peuvent manger des pâtes (sucres lents) la veille d’un marathon, et de la viande blanche le jour J.

De la même façon, si vous avez bientôt un exposé à présenter, une réunion à animer ou toute autre intervention en public à assurer, il est préférable d’adapter votre alimentation. Je vais d’ailleurs vous raconter une anecdote surprenante à propos de Margaret Tatcher et ce qu’elle avalait avant ses plus importants débats politiques. Mais avant, voici mes conseils et astuces pour faire attention :

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Ne mangez pas trop lors des repas précédents votre intervention. Trop manger peut vous ballonner, et, surtout, la digestion a un effet anesthésiant. Plus un repas sera copieux, riche, gras, plus la phase digestive qui s’ensuivra sera longue et provoquera l’envie de dormir.

Un plat léger comme une salade à midi ou un bol de corn flakes le matin fera l’affaire, selon que votre intervention se déroule l’après-midi et/ou le matin. Évitez les féculents tels que le pain ou les pâtes, et les bonnes frites bien grasses bien sûr, ainsi que les gâteaux et autres desserts sucrés.

Une exception toutefois pour le riz (qui est un féculent). Une amie m’avait confié qu’elle mangeait du riz avant chacun de ses rendez-vous galants, dont elle était manifestement une adepte… C’est un conseil alimentaire très efficace : le riz stabilise la digestion à merveille.

Un petit bol de riz ou une portion de pâtes « al dente » peut donc faire office de repas (de préférence la veille au soir plutôt que le jour même).

D’une façon générale, privilégiez les aliments contenant le plus de protéines :

  • Une tranche de jambon (avec une petite salade, pas dans un gros sandwich !) ;
  • Un filet de dinde ou de poulet (sans sauce bien sûr, et mettez de côté les frites qui vont généralement avec…)
  • Les barres de régimes amincissants ou compléments alimentaires pour sportifs hyper-protéinés peuvent être une bonne solution (Milical, Gerlinéa…).

Ces conseils valent aussi pour les étudiants avant un examen : un repas trop lourd à midi et ils roupilleront devant leur copie !

Margaret Thatcher racontait qu’avant ses séances de discussion au Parlement, qui étaient selon elle les débats politiques les plus difficiles à assumer, elle se contentait d’une tasse de thé pour seul repas de la journée. En arrivant le ventre vide, à jeun, elle était plus vive et réactive dans les débats, plus agressive, comme un animal quand il a faim…
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